Mardi 18 novembre 2008 à 0:10

Vous parler ? Non. Je ne peux pas.
Je préfère souffrir comme une plante,
Comme l’oiseau qui ne dit rien sur le tilleul.
Ils attendent. C’est bien. Puisqu’ils ne sont pas las
D’attendre, j’attendrai, de cette même attente.

Ils souffrent seuls. On doit apprendre à souffrir seul.
Je ne veux pas d’indifférents prêts à sourire
Ni d’amis gémissants. Que nul ne vienne.

La plante ne dit rien. L’oiseau se tait. Que dire ?
Cette douleur est seule au monde, quoi qu’on veuille.
Elle n’est pas celle des autres, c’est la mienne.
Une feuille a son mal qu’ignore l’autre feuille.
Et le mal de l’oiseau, l’autre oiseau n’en sait rien.

On ne sait pas. On ne sait pas. Qui se ressemble ?
Et se ressemblât-on, qu’importe. Il me convient
De n’entendre ce soir nulle parole vaine.
J’attends — comme le font derrière la fenêtre
Le vieil arbre sans geste et le pinson muet...
Une goutte d’eau pure, un peu de vent, qui sait ?
Qu’attendent-ils ? Nous l’attendrons ensemble.
Le soleil leur a dit qu’il reviendrait, peut-être...

Sabine Sicaud


Mon Dieu, mon amour, pardonne moi...
Pardonne ma douce folie,
Ma solitude qui me tuerait sûrement, si elle ne m'aimait pas autant...
Et puis pardonne ce que je ne dis pas.
Tout ce que je ne sais pas.
Tout ce que je vis et non toi.
Tout ce qui est et que tu n'es pas.
Ne hais pas, non, ne hais pas mon amour...

Sache que je t'aimais, mon amour.
Sache que je pars. Mon amour.
Je pleurerai tout le jour
et la nuit aussi
Pour pouvoir respirer l'air rafraichi
De l'aube, après l'ennui.
  De l'herbe, après la pluie...

 

Aucun commentaire n'a encore été ajouté !
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://ce-qui-reste.cowblog.fr/trackback/2725606

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast